FO Conseil Général du Morbihan

FO Conseil Général du Morbihan
LA FORCE DE L'INDEPENDANCE

vendredi 6 juillet 2012

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DU CONSEIL GENERAL DU MORBIHAN


Monsieur le Président,
Le jeudi 5 juillet 2012, les représentants du personnel étaient convoqués à 9 heures pour siéger en CTP.
Nous étions appelés à débattre sur 7 points pour avis et 5 pour information, la majorité des dossiers demandant un débat conséquent eu égard aux répercussions sur les conditions de travail des agents.
A 12 h30, ayant étudié la moitié des dossiers, les organisations syndicales ont demandé un temps pour déjeuner, dans le respect de la pause méridienne qui s’applique à l’ensemble des agents, directeurs et représentants du personnel.
Après avoir refusé notre demande, le Président du CTP a souhaité poursuivre la séance alors que nous demandions à reprendre les débats l’après-midi même. L’intersyndicale a donc demandé une interruption de séance
A notre retour, le Président nous affirme « qu’en une heure et demie, il était possible de tout examiner ».
Nous affirmons que les dossiers ci-dessous restant à étudier, qui par ailleurs ont valeur à être soumis à l’avis des membres du CTP, sont d’une importance majeure et nécessitent davantage de temps pour qu’ils puissent faire l’objet d’un débat sérieux:

·         déménagement du siège de la DGISS,
·         mise en œuvre de la territorialisation de la DFAS et réflexion sur la protection de l’enfance
·         redécoupage de l’unité territoriale de Lorient de la DIE en 2 secteurs,
·         partenariat du LDA avec les autres laboratoires publics,
·         approche méthodologique concernant l’évolution du cadre d’emploi des adjoints techniques des établissements d’enseignement vers le cadre d’emploi des adjoints technique.
Les organisations syndicales ont alors proposé le report de ces points sur un autre CTP. En l’absence de réponse, nous avons quitté cette instance au vu du peu de temps qui nous était laissé pour traiter l’ensemble des dossiers.
Nous tenons à rappeler que nous avons déjà alerté le président du CTP sur le temps réduit qui nous était imparti lors de cette instance car nous estimons que le CTP, comme le CHS, ne doit pas être relégué au rang d’une simple chambre d’enregistrement.
Nous tenons à vous faire part de notre incompréhension face à l’attitude du Président  qui, à l’issue du dernier CTP du 24 avril 2012, s’était pourtant engagé à prévoir que nous siégerions la journée entière lorsque l’ordre du jour était important.
 C’est pourquoi, l’intersyndicale vous fera parvenir ultérieurement une demande pour la  tenue d’un prochain CTP sur une journée entière, incluant une pause méridienne, avec pour ordre du jour, entre autre, les points précédemment cités qui n’ont pas pu être abordés lors du CTP du 5 juillet dernier.
Par ailleurs, à maintes reprises, l’intersyndicale CFDT-FO-CGT a réclamé que les points suivants, qui font l’objet d’une demande récurrente des trois organisations syndicales représentatives, soient également retenus à l’ordre du jour conformément aux textes réglementaires :
·         revalorisation du régime indemnitaire,
·         revalorisation des titres restaurants,
·         rattrapage salarial des assistants familiaux,
·         problèmes liés au parc des véhicules de service.

Au-delà des points non retenus ci-dessus, nous constatons régulièrement que  les représentants de l’administration adoptent des attitudes révélant le peu de considération qu’ils accordent aux agents du Conseil général et aux représentants du personnel.
L’intersyndicale vous demande donc d’intervenir afin que le dialogue social au sein des instances paritaires et dans notre collectivité ne se dégrade davantage.
Nous vous prions, Monsieur Le Président, d’agréer nos salutations distinguées.
Erwan le Calvez
Secrétaire général FO
Dominique Gicquel
Secrétaire général interco-CFDT
              Cyril CORBIN
       Secrétaire général CGT

jeudi 7 juin 2012

BREVES DU CTP DU 24 AVRIL 2012.

En préambule, nous vous informons que nous avons pris l’option dans ce compte rendu de vous restituer les débats portant sur les points pour avis qui font l’objet d’un vote.
Avant de commencer les débats du Comité Technique Paritaire, les délégués Force Ouvrière ont porté une déclaration préliminaire que nous reproduisons ici intégralement :


Monsieur le Président, Messieurs les conseillers généraux, Monsieur le directeur général des services,
Mesdames et messieurs de l’administration, Chers collègues,

En notre qualité de représentants du personnel, nous tenons à vous faire part de nos observations sur le contenu du dossier CTP de ce jour.

Nous constatons une disproportion dans l’ordre du jour entre les points pour avis au nombre de 4 et les points pour information et questions diverses au nombre de 8, et ceci sans compter les sujets que nous aurions souhaité voir figurer à l’ordre du jour de ce CTP au nombre de 14. Ce qui nous amène à nous interroger sur le rôle que l’administration départementale veut bien donner aux représentants du personnel.

Mais il est plus inquiétant encore, lorsqu’on examine la nature des dossiers inscrits pour avis et ceux retenus pour information.
Pour exemple, il est paradoxal de solliciter notre avis pour la non ouverture du domaine de Rochefort-en Terre et de limiter la consultation du CTP pour la gestion des activités des agents de la DSI à un point pour information, alors qu’il s’agit des conditions de travail des personnels et donc relevant pleinement des compétences dévolues au CTP.

Le rôle de l’administration  ne consiste t-il pas plutôt à veiller à une harmonisation du fonctionnement des directions en matière de conditions de travail plutôt que d’entériner des pratiques en fonction du bon vouloir de directeurs ?

Nous affirmons une fois de plus que les membres des instances paritaires, tant des représentants de l’assemblée départementale que ceux des salariés de la collectivité, ne peuvent pas être rabaissés à un simple rôle de figurants et que cette instance soit réduite à une simple chambre d’enregistrement, comme vous le démontre l’ordre du jour.

Monsieur le Président, messieurs les conseillers généraux, nous vous interpellons sur le véritable rôle que chacun doit avoir dans cette instance. Eu égard aux salariés que nous représentons, cette attitude n’est pas acceptable car nous avons pleinement conscience de la portée du mandat qui nous a été donné.

N’est-il pas temps de prendre conscience de cette politique du fait accompli qui nous est imposée par l’administration départementale ? Faut-il y voir une volonté larvée de l’administration de rompre le dialogue au sein des instances paritaires ?
Il est urgent de rectifier la méthode de travail au sein du CTP pour aboutir à un fonctionnement plus respectueux du mandat de chacun des élus, conseillers généraux et membres du personnel.

Nous y voyons la nécessité absolue d’organiser une réunion de travail entre les élus du personnel et vous messieurs les conseillers généraux pour clarifier cette situation sur le même mode que celui retenu pour les CAP.

Les représentants Force Ouvrière au CTP

Après débat, le président et le directeur général des services conviennent que la place du dossier sur « la gestion des activités des agents de la DSI » a pleinement sa place dans les points pour avis. Il sera donc soumis au vote. Quant au dossier sur la « non ouverture du domaine de Rochefort-en-Terre », on complètera l’intitulé du vote « L’avis du CTP est sollicité sur la décision de ne pas rouvrir le domaine de Rochefort-en-Terre pour des raisons de sécurité » par cette fin de phrase « et les conséquences que cela entraîne pour les agents ». En effet, une simple fermeture pour raisons de sécurité n’a pas à être soumise à l’avis du CTP.
1 - Organisation des services départementaux :

Un avis du CTP est sollicité pour des ajustements opérationnels de l’organigramme de la DGRH, de la DGFGRS, de la DGIA, de la DTEI, du secrétariat général. Cet avis demandé inclus aussi la mise en œuvre d’une gestion optimisée des conditions d’utilisation des véhicules départementaux. Après la demande d’un syndicat, un vote sera effectué par direction et sujet.

Vote par direction :

DGRH : Elle prendra désormais en charge la « communication interne »
Pour : 8 (administration)               Abstention : 8 (3 FO + 3 CFDT + 2CGT)

DGFGRS : Le service de Contrôle de gestion et d’évaluation est conforté avec le renfort du poste de responsable du service Prospective, méthode et évaluation (suivi des « satellites » du Département dit Groupe 56). De plus le service est rebaptisé Direction Générale des Finances et des Moyens (DGFiM).
Pour : 11 (8 administration + 3 CFDT)               Abs : 3 FO                Contre : 2 CGT

DGIA : Le vote doit entériner le transfert de la chargée de mission « accessibilité » au profit de l’ensemble des directions dans le cadre du suivi de la convention avec le Fonds d’Intervention pour les Personnes Handicapées dans la Fonction Publique (FIPHFP).
Pour : 11 (8 administration + 3 CFDT)               Abs : 5 (3 FO + 2 CGT)

DTEI : Le service Agriculture quitte l’ex-DAECV (qui devient la Direction de l’Eau et de l’Aménagement) pour se rapprocher de la DTEI. Le chargé de mission du service PME est transféré au service des Partenariats territoriaux.
Pour : 8 Administration                 Abs : 8 (3 FO + 3 CFDT + 2 CGT)

Secrétariat général : Le service documentation de la DGISS fusionne avec celui du secrétariat général et se place sous son autorité. Si ces deux services fusionnent, ils restent dans les mêmes locaux, mais une personne de la documentation DGISS est redéployée au sein de la documentation du secrétariat général, avec pour mission entre autre, de faire le lien entre les unités de lieu.
FO signale le fait que cela fait quand même un tiers du personnel de la documentation DGISS qui s’en va au secrétariat général. Qu’en est-il de la charge de travail pour les 2 agents restants ?
L’administration justifie ce transfert par l’évolution des métiers. La dématérialisation de l’information nécessitait une refonte des missions de tous les agents. Selon l’administration, les charges de travail après réorganisation sont en adéquation avec les postes. FO soutient qu’elle maintiendra sa vigilance sur le sujet.
Pour : 8 Administration                             Abs : 8 (3 FO + 3 CFDT + 2 CGT)

Information sur la gestion optimisée de l’utilisation des véhicules départementaux :
Un outil de gestion informatisée de réservation de véhicules permettant la distribution des clés aux agents par un automate doit être mise en œuvre au département. Ce service concernerait l’hôtel du département rue St Tropez, l’impasse Loth et les services centraux de la DGISS, bd de la résistance.
Notre questionnement syndical, afin d’assurer l’égalité de traitement des agents, était de savoir ce qui distinguait les véhicules de services des véhicules de fonctions, ces derniers n’étant pas soumis à l’automate. L’administration nous a répondu qu’un véhicule de fonction était utilisé par un titulaire de ce véhicule, y compris le week-end. Ce titulaire est par contre soumis à une obligation de déclaration fiscale de l’avantage que le véhicule de fonction lui procure.


2 – Non ouverture du domaine de Rochefort-en-Terre :

Pour raison de sécurité, l’ouverture du domaine est reportée « sine die ». Par contre, le devenir des deux agents travaillant au château pose question. Sur ce point, l’administration nous a informé du fait que l’agent technique chargé de l’entretien du parc et des bâtiments continuera sa mission en respectant les consignes de sécurité liées à son environnement de travail. Quant à l’agent d’accueil, il n’a pas souhaité bénéficier du renouvellement de son contrat qui est arrivé à échéance le 31 mars dernier.

Pour : 7 Administration                 Abs : 9 (3 FO + 3 CFDT + 2 CGT + 1 élu)


3 – Ratios et critères d’avancement de grade :

L’administration maintient sa position : pas d’évolution à propos des ratios d’avancement de grade. En conséquence, les catégories C et B restent à 40% et la catégorie A à 35%. FO a revendiqué le passage à 50% des catégories C et B eu égard à la tassement de la grille indiciaire et à l’allongement de la durée de carrière, mais n’a pour cette fois, pas été entendue.

Pour : 7 Administration     Abs : 7 (3 FO + 3 CFDT + 1 élu)  Contre : 2 CGT

Par contre, lors de la réunion du 6 mars 2012 préparatoire aux CAP, FO a réussi à faire clarifier un des principes généraux des critères d’avancement de grade.

La phrase « Ne pas obtenir 2 années de suite un avancement de grade ou une promotion interne, sauf exceptions à étudier au regard de la valeur professionnelle », a été modifiée par « sauf exceptions objectives à étudier au regard de la valeur professionnelle : départ en retraite, Lauréats d’examen professionnel, et agent seul promouvable dans un grade ou dans un cadre d’emploi ».

En effet, nous trouvions qu’il ne servait à rien d’énoncer une règle pour se donner les moyens juste après de la contourner. Ces deux promotions consécutives auraient alors été données au seul bon vouloir de l’employeur.

Pour : 14 (8 administration + 3 FO + 3 CFDT)             Abs : 2 CGT


4 – Bilan du plan de formation 2011 et plan de formation 2012.

Afin d’éviter d’assommer le lecteur par un bilan chiffré, nous préférons l’informer sur ses droits à la formation qui ressortent de ce bilan:

-       Le DIF (Droit Individuel à la Formation), est un droit que peuvent faire valoir tous les salariés, des secteurs publics ou privés. Mais la fonction publique territoriale possède une réglementation bien spécifique sur le DIF.
Peuvent entrer au DIF 20 heures de formation par an cumulables sur 6 ans, soit 18 jours maximum.
Les préparations aux concours, ainsi que les formations de perfectionnement peuvent être inscrites au DIF. Par contre aucune formation professionnelle n’est accessible au DIF dans la FTP.

-       Tout agent du conseil général du Morbihan, formateur occasionnel en interne, c'est-à-dire formant d’autres agents du conseil général, doit être rémunéré 95 € par jour de formation.

Vote sur le bilan formation 2011 et le plan de formation 2012
Pour : 14 (8 administration + 3 FO + 3 CFDT)             Abs : 2 CGT


5 – Gestion des activités des agents de la DSI dans le logiciel de gestion de temps Temptation.

Monsieur le directeur de la DSI veut « officialiser » une pratique d’une partie d’un de ses services et l’étendre à tous les agents de la Direction des Systèmes d’Information. Ainsi nous avons été stupéfaits d’apprendre que depuis le début des années 90, les heures travaillées de certains agents de la DSI étaient régulièrement reportées par eux-mêmes sur un tableau de « ventilation », par évènements, activités, tâches et projets. Ceci en toute illégalité, sans qu’aucun avis du CTP n’ait été requis.
Concrètement, le directeur de la DSI demande aujourd’hui à tous les agents du service de consacrer journalièrement une partie de leur temps de travail à remplir sur le logiciel HQactivity couplé au logiciel de pointage Temptation leurs activités de la journée.
Les raisons invoquées nous paraissent bien ambigües:
- repérer les projets très consommateurs en ressources humaines
- bien connaître les activités du service pour établir un plan de charge réaliste
- maîtriser le calendrier de réalisation et d’action à mener
- affecter aux agents des missions réalisables dans les délais impartis.

Le directeur de la DSI s’est dit convaincu de l’efficacité d’un tel système et regrettait qu'il ne soit pas généralisé dans tout son service, notamment sa partie administrative. 

Force Ouvrière constate que chaque service possède déjà des moyens et un encadrement humain capable de mesurer et de répondre à ces demandes. Par contre, il nous parait évident que cet outil est un instrument de surveillance du personnel, un facteur supplémentaire de stress et de culpabilisation des agents dans un service déjà sur-sollicité par tous les autres. Ce genre de nouveau moyen de management a déjà prouvé sa nocivité dans des entreprises comme France Telecom, Pôle Emploi ou Renault.

De plus, nous avons voulu mettre le directeur de la DSI face à ses contradictions, en lui signalant que cet outil « simple et efficace » d’utilisation possédait un module « trucs et astuces » afin d’en facilité la saisie, ainsi qu’un support détaillant les différents modes de saisie des activités. Nous nous posons aussi la question de savoir à combien était estimé le coût global de ce système. En effet, HQactivity va-t-il être repéré par lui-même comme « un projet très consommateur en ressources humaines » ?

A tout cela, le directeur de la DSI, se voulant vraisemblablement ironique, a répondu qu’il comptait sur nous (ndr : les syndicats) pour promouvoir ce système auprès des agents.

Pour : 7 administration      Abs : 1 élu    Contre : 8 (3 FO + 3 CFDT + 2 CGT)

Malgré le fait que le CTP se soit prononcé contre l’utilisation du logiciel HQactivity par les agents de la DSI à 8 voix contre 7, l’administration a décidé de passer outre l’avis du CTP. Un courrier de monsieur le Directeur Général des Services en date du 7 mai a informé les représentants du personnel qu’il maintenait la gestion des activités des agents de la DSI dans le logiciel de gestion de temps Temptation. Il précisait dans ce même courrier que ce dispositif n’avait pas vocation à être étendu dans les autres services du département.
FO restera sur ce point particulièrement vigilant.

Le prochain CTP aura lieu le 5 juillet 2012
Les représentants FO du personnel en CTP

vendredi 25 mai 2012

Abandon du jour de carence

Communiqué de l'I.U.A.F.P.

UNION INTERFÉDÉRALE DES AGENTS DE LA FONCTION PUBLIQUE
FORCE OUVRIÈRE
46, rue des Petites Écuries – 75010 PARIS 
Tél. 01.44.83.65.55 –

L’UIAFP-FO se félicite du 1er bilan effectué ce mardi 22 mai 2012 de la pétition initiée par FORCE OUVRIERE contre l’instauration d’une journée de carence imposée en cas d’arrêt maladie dans la fonction publique.

Plus de 80 000 signatures sont déjà parvenues aux structures syndicales nationales Force Ouvrière alors même que la campagne de pétition continue sur le terrain.

L’UIAFP-FO a pris acte que l’opposition aujourd’hui au pouvoir avait voté la suppression du jour de carence au Sénat et à l’Assemblée Nationale.

L’UIAFP-FO va rapidement porter cette revendication pour l’abandon du jour de carence au nouveau gouvernement.

Dans cet esprit, l’UIAFP-FO va solliciter le Premier ministre et la ministre de la Fonction Publique.
Une réponse positive démontrerait une volonté d’écoute du gouvernement tant attendue par des fonctionnaires maltraités par les réformes et la RGPP depuis des années


*      Défense des fonctionnaires et agents publics des trois versants de la fonction publique (État, Territoriale, Hospitalière),
*      Défense du statut général et des statuts particuliers,
*      Défense des droits et des garanties :
C’est le combat quotidien de l’UIAFP-FO
avec ses structures syndicales et ses militants.


PARIS, le 24 mai 2012

mercredi 25 avril 2012

NON AU JOUR DE CARENCE !

Maintien du traitement au premier jour de maladie !

Le gouvernement, au nom de la réduction de la "dette publique", impose aux agents de la fonction publique territoriale, comme à l'ensemble des fonctionnaires et agents publics, le non paiement du 1er jour d'arrêt de maladie. Cela se traduira par la baisse directe de leur salaire  !

L'article 105 de la loi de finance du 28 décembre 2011 instaure un jour de carence dans la fonction publique : hormis les congés de longue maladie, longue durée ou accident du travail, tous les fonctionnaires se verront systématiquement supprimer un jour de salaire dès le premier jour de leur arrêt de travail, et cela à chaque arrêt maladie.

Il s'agit là d'une remise en cause des garanties statutaires, et notamment de l'article 57 de la loi 84-53, portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, qui permet le maintien de l'intégralité de leur traitement pendant 3 mois, en cas de maladie de courte durée.

Tous les salariés, tous les fonctionnaires, sont directement confrontés aux conséquences du plan d'austérité qui s'attaque au pouvoir d'achat, aux retraites et à la sécurité sociale.


Tout ceci est inacceptable !

Avec FO, les soussignés exigent :
Le respect de l’article 57 de la loi 84-53 qui maintien le traitement en cas de maladie

L’abrogation du jour de carence et de l’article 105 de la loi de finances
Avec FO, les soussignés disent clairement :
NON au jour de carence
OUI à l’augmentation générale des salaires et de la valeur du point indiciaire


Pour signer la pétition

Parallèlement, la FGF-FO (fédération FO des fonctionnaires d'Etat) a décidé d'ester en justice contre la circulaire interministérielle, en date du 24 janvier, qui découle de l'article 105 de la loi de finances du 28 décembre 2011. Nous vous tiendrons au courant sur les suites qui seront données au recours enclenché, voire si cela devait déboucher vers une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) à l'assemblée nationale.

Précisons que la loi de finance est déjà passée devant le conseil constitutionnel. Ce dernier l'a approuvé dans son ensemble, donc approuve aussi implicitement l'article 105 concernant le jour de carence. La mobilisation reste le meilleur gage pour faire abroger cette injustice.

vendredi 23 mars 2012

Brèves du CTP du 30 janvier 2012.



Mise en place d’une participation sur la protection sociale complémentaire des agents :

Nous avons déjà longuement détaillé nos positions sur ce sujet dans un communiqué antérieur (cf « Tout ça pour ça », sur ce blog et adressé également par circulaire à tous les agents ainsi qu’aux assistants familiaux).

Trouvant le dispositif envisagé insatisfaisant par rapport aux attentes des agents, mais ne voulant pas voter contre une avancée sociale, même très légère, nous nous sommes abstenus.

Pour : administration                             abstention : 3 FO ; 3 CFDT ; 2 CGT


Bilan social 2010 :

Ce bilan social est établi à titre indicatif, puisque l’année 2010 n’entre pas dans le champ des bilans sociaux obligatoires.

C’est sans doute pour cela que l’administration a plutôt axé sa présentation sur le volet formation.

Nous retiendrons ainsi qu’en 2010, 84 % des agents permanents et 44 % des agents non permanents ont suivi une formation. Sur 5 ans 100% des agents du département ont suivi au moins une formation.

Pour sa part, FO a voulu revenir sur le volet rémunération du bilan social. Plutôt qu’un salaire imposable mensuel moyen des agents du CG56 précisé (1991 €), nous souhaiterions qu’un salaire médian soit retenu, car il correspondrait plus fidèlement à la réalité des salaires perçus par la majorité des agents. Cette proposition a recueilli l’accord des conseillers généraux siégeant.

Dans le prolongement du CTP du 15 décembre dernier, nous sommes revenus sur la revalorisation du régime indemnitaire, seule variable d’ajustement au pouvoir d’achat quand l’indice est bloqué par un dispositif national. De même, nous avons rappelé que le plan de rattrapage salarial des assistant-e-s familiales voté au CTP de décembre 2008 doit impérativement être mis en œuvre.

Nous avons par ailleurs salué la qualité du bilan social, d’autant plus qu’il n’est pas obligatoire.

Pour : 3 FO + 3 CFDT + 8 Administration                      Contre : 2 CGT


II Points pour information :

Modification du titre 7-1 du protocole ARTT (loi de finances 2010) :

Il s’agissait de lister les absences qui ne pourront plus générer un droit à des jours ARTT à compter du 1er janvier 2012.

- Congés de maladies ordinaires, congés de longue maladie, congés de longue durée
- Congés pour maladie professionnelle
- Congés pour accidents du travail
- Congés de maternité, paternité, d’adoption.

FO comme la CGT dénonce le fait que les congés de maternité, paternité et d’adoption ne rentrent pas dans le champ réglementaire de la loi de finance 2010. Devenir parent n’est heureusement pas une maladie.
Nous demandons que ce dernier alinéa soit supprimé conformément à la législation en vigueur.


NBI :

Un tableau récapitulatif avec le détail des NBI attribuées par direction est décrypté.511 personnes en bénéficiait au 31 décembre 2011, contre 351 en 2009.

FO demande à ce que le détail d’attribution par grade et par direction soit indiqué dans le prochain bilan NBI.


Création d’un comité d’éthique relatif à la collecte, au traitement et au partage d’informations privées dans le cadre des missions de la DGISS et de la MDA :

Comme l’intitulé l’indique il s’agit de constituer un comité d’éthique quant aux usages de la collecte et des traitements des données individuelles dans le logiciel PERCEAVAL et de construire un code d’éthique professionnelle sous forme de charte.

Ce comité d’éthique serait constitué, sur la base du volontariat, de :

- 8 représentants de l’administration de la DGISS et de la MDA
- 11 professionnels de terrain des 3 directions de la DGISS et de la MDA (travailleurs sociaux, médico-sociaux, secrétaires).
- 5 représentants des domaines juridique et informatique
- 5 représentants d’usagers et personnalités qualifiées

FO s’interroge publiquement sur le fait qu’aucun représentant des organisations syndicales élues ne soit représenté.

Il lui est répondu par l’administration que le comité d’éthique n’est pas un organisme paritaire, et que de ce fait les organisations syndicales ne sont pas concernées. Il revient aux syndicats de présenter des volontaires parmi les professionnels et les usagers.

Nous nous inquiétons quand même de ce mode de constitution du comité qui ne garantit pas le débat contradictoire. En effet, aucun mode de désignation des professionnels et des usagers n’est clair, il est au bon vouloir de l’employeur, ce qui nous parait déséquilibré.

jeudi 8 mars 2012

Flash InFO Pouvoir d'Achat !

Pendant la période électorale, les revendications continuent.


La période électorale n’est pas une période d’abstinence revendicative. Il nous appartient donc d’affirmer ou de réaffirmer nos revendications et analyses.

En particulier, FO déplore que le texte sur le Mécanisme Européen de Stabilité financière (MES) et le traité de discipline budgétaire voulus par les gouvernements Français et Allemand (TSPG) aient été voté pour l’un et signé pour l’autre dans l’attente d’une ratification prévue en juin. Ces dispositions obligeront les pays signataires à respecter une "règle d'or" sur l'équilibre des comptes publics. Ces textes constituent, pour FORCE OUVRIERE, un pas supplémentaire dans la surveillance des finances publiques des Etats par la troïka (Commission européenne, BCE et FMI) qui aura encore, plus qu’avant, la possibilité d’imposer des plans d’austérité extrêmement douloureux pour les travailleurs, en l’absence de tout débat et contrôle démocratique. Pas plus que les travailleurs grecs, espagnols et portugais, nous n’accepterons de faire les frais de la crise du système financier.

Salaire en baisse - Coût de la vie en hausse !

Suite à une augmentation des prélèvements obligatoires, vous avez pu constater que votre rémunération a diminué. Dans le même temps, un relèvement du point d’indice ne semble pas à l’ordre du jour, alors que les agents sont confrontés à la baisse de leur pouvoir d’achat, aux augmentations du coût de la vie (cf. prix du carburant).
Ces constats ne font que confirmer l’importance d’obtenir une revalorisation du régime indemnitaire du personnel départemental et la mise en œuvre de la réintégration de la majoration salariale des 20 heures mensuelles pour les assistants familiaux acquise au CTP de décembre 2010.
Ce ne sont pas les sommes dérisoires allouées par le département aux seuls agents bénéficiaires d’une prévoyance dans leur contrat de mutuelle qui constituent un motif pour refuser ces augmentations financières. Sur ce point, nous vous invitons à prendre connaissance ci-après du communiqué de notre conseil syndical relatif à la participation financière du département à la protection sociale des agents.

Revalorisation du régime indemnitaire OUI,
régime sec NON !